bibliographie

Voici la liste des ouvrages déjà publiés. Ils sont regroupés en trois catégories, Budô (Arts Martiaux), Inde (Hindouisme, Bouddhisme et les Philosophies Extrême Orientales), et Divers (Ésotérisme, Théosophie et autres).

Budo Inde Divers
 
   
Budo ésotérique, l'esprit des arts martiaux 2003
BUDO l'esprit des arts martiaux, est une œuvre majeure en ce qu'elle résulte de toute une vie d'expériences intenses vécues auprès des plus grands maîtres d'arts martiaux. Michel Coquet est avant tout un pratiquant de Budo traditionnel. Près de quarante années de pratique et d'enseignement, dont cinq passées au Japon, lui ont permis d'accéder à un grade élevé dans les disciplines majeures du Budo telles que le kyudo, le iaï jutsu, l'aïkido et le karatédo. Instruit aux sources les plus pures, l'auteur a eu le privilège de nombreuses rencontres avec d'éminents experts et quelques maîtres. Sa démarche étant fondamentalement spirituelle, sa quête l'a conduit vers les philosophies nipponnes dont il a assidûment pratiqué les techniques, qu'il s'agisse de la voie magique des ascètes du Shugendo, des pratiques tantriques du Shingon ou de la contemplation zen. Aujourd'hui son espoir, en écrivant BUDO l'esprit des arts martiaux, est de contribuer à réanimer la flamme de la pure tradition du Budo, dont le dessein ultime demeure "la réalisation du Soi". BUDO l'esprit des arts martiaux, n'est donc pas une étude intellectuelle exhaustive, mais une invitation à mettre en pratique, dans la discipline de son choix, les lois et les préceptes simples et efficaces connus des anciens, afin de parvenir à une métamorphose profonde de l'être. Le Budo n'est pas synonyme d'opposition ou de compétition, car la liberté qui découle de cette philosophie ne s'acquiert que par la bienveillance et le détachement du fruit des actions. BUDO l'esprit des arts martiaux veut contribuer à poser une pierre de plus à l'édifice de la Vérité.
Iaïdo, el arte de cortar el ego
Iaïdo, l'art de trancher l'égo 1991
Placement du ventre, posture du dos, vitesse, kiai, tous les détails furent passés en revue, et continuellement réajustés. J'avais hâte de pouvoir apprendre à couper. Ce genre de test était bien entendu parfaitement inutile sur le plan stratégique, mais était très révélateur des qualités et des défauts de frappe (...).
Désormais, le Maître ne parlait plus beaucoup, et encore moins pendant les séances d'entraînement. Par contre, il restait plus souvent à m'observer. Cela fut un peu gênant au début, puis très vite, je m'y habituai.
Un jour, après l'entraînement, il me demanda à brûle-pour-point :

"- Peux-tu venir demain ?"

J'avais un programme chargé, mais je savais que je pouvais aisément l'adapter aux circonstances changeantes qui survenaient fréquemment. Pourtant, je répondis légèrement :

"- Oui, peut-être, Sensei, je ne sais pas si j'aurai le temps, j'ai ..."

Il ne me laissa pas finir ma phrase et ajouta :

"- La permanence de la conscience n'est qu'une simple idée née de l'action du temps. Le temps dépend de la mémoire et, la mémoire, du mental. Le temps est aussi inexistant que le mental, comment peux-tu parler de temps ?"

"- C'est une façon de parler", répondis-je, touché par sa réplique tranchante.

"- Les mots ne doivent pas être réduits à l'état de phrases puériles et vides de signification. On ne doit rien dire plutôt que d'aligner les mots sans signification profonde. Chaque mot doit transporter l'énergie qui lui convient. A l'avenir, fais donc attention à ce que tu dis. La puissance du kiai commence par le contrôle de la parole".


(...)


"- Il semble difficile de concilier l'action et le non-agir. Pouvez-vous éclaircir cette notion dans le contexte du iaido ?"

"- L'art du non-agir n'est nullement de ne rien entreprendre ou de ne rien construire. C'est avant tout l'art de faire un avec l'environnement. Cela entraîne automatiquement le respect des lois qui régissent la nature, dont l'homme est un élément fondamental. Ce respect de l'ordre naturel établit une similitude de vibrations entre l'âme universelle et l'âme humaine Cela suppose de notre part une connaissance des lois de cette nature. Lorsque je parle de connaissance, je ne pense pas à ce qui est emmagasiné dans notre intellect mais à ce qui fait qu'un homme devient un jour l'incarnation vivante de ces lois, et par là-même devient un véritable sage, un sage qui, comme l'entend Lao Tseu "crée sans posséder, agit sans rien attendre, ne s'attache pas au fruit de ses oeuvres, et dans l'abandon, ne demeure pas abandonné.". (...)
Kyudo, Art sacré de l'éveil 2015
Plus qu'aucune autre arme, l'arc a accompagné l'homme tout au long de sa longue histoire. Compagnon de sa survie, à la chasse comme à la guerre, il fut sacralisé en Inde et en Chine. Au Japon, il sera tout à la fois instrument d'éducation à travers l'éthique shintô et objet de transcendance et d'illumination (satori) par son intime association aux préceptes du bouddhisme zen. Après le XVIème siècle, la technique du tir à l'arc de guerre (kyûjutsu) se métamorphose progressivement en art consacré à la réalisation spirituelle, le kyûdô. Plusieurs maîtres furent impliqués dans ce progrès, en particulier le dernier d'entre eux, maître Anzawa Heijirô, créateur du sadô ou « gand tir intérieur ». Désormais, l'arc devient une ascèse et une philosophie, la cible n'est plus hors de soi mais dans son propre cur. Associant la beauté du geste, la concentration mentale, le non-ego et l'esprit de vérité, le kyûdô est devenu un art d'éveil et d'harmonie. Cet ouvrage, le plus complet à ce jour sur le sujet, vous fera découvrir toutes les facettes du kyûdô, à la fois dans ses aspects techniques (préparation du matériel, prise de l'arc, position, libération de la flèche, etc.) que dans sa dimension spirituelle (méditation, voie du non-mental, satori)
Musha Shugyo La recherche de la voie 2007
Mushâ Shugyô signifie en japonais : la recherche de la voie. C'est ce qu'a tenté de réaliser l'auteur au cours d'un séjour de plusieurs années, au Japon, dans un parcours initiatique auprès des plus grands maîtres - certains disparus depuis - comme le faisaient les samouraïs en leur temps. Ces années ont été consacrées exclusivement à l'étude et à la pratique, non seulement des philosophies, mais aussi des disciplines majeures du Budô nippon, comme l'Aïkidô, le Ken-jutsu, le Kyudô et le Karatédô, au sein de ryû (écoles traditionnelles) séculaires et parfois même " Trésor national nippon " par décret impérial. Dans un monde en pleine mutation, où la science progresse au détriment de la conscience, où la guerre, la famine et la misère morale font rage dans un grand nombre de pays, Michel Coquet, expert internationalement reconnu, a souhaité livrer un témoignage de la richesse du patrimoine japonais en matière, non seulement de disciplines martiales (Bujutsu), mais de discipline du Soi (Budô). Conscient de l'enjeu que vont devoir affronter les futures générations, l'auteur s'est efforcé de transmettre les connaissances reçues de ses sensei, avec rigueur, humilité et sincérité. Insuffler à tous l'esprit paisible et harmonieux du Budô est une modeste, mais indispensable, contribution à l'effort des grands maîtres d'arts martiaux qui nous ont précédés, pour apporter au monde la Paix et l'Harmonie. Tel est le dessein de cet ouvrage.